Kong de Richard Orlinski
- Delphine & Romain CLASS
- il y a 1 jour
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Le gorille Kong, puis Wild Kong de Richard Orlinski est devenu en 15 ans une icone de l'art contemporain et de la culture pop art mondiale.
Richard Orlinski, né à Paris en 1966, est aujourd’hui l’un des artistes contemporains français les plus connus à l’international. Après une première carrière dans l’immobilier, il se consacre pleinement à la sculpture à partir de 2004 et crée sa première œuvre publique : un crocodile rouge en résine. Cette pièce inaugure sa série emblématique intitulée « Born Wild », un bestiaire dans lequel il explore la relation entre l’homme et sa part animale. À travers des créatures puissantes — lions, ours, loups, crocodiles ou gorilles — Orlinski questionne la frontière entre instinct sauvage et raison civilisée. Son objectif est clair : sublimer la violence primitive en énergie positive, rendre l’art accessible au plus grand nombre et faire dialoguer la nature brute avec la beauté formelle.
Parmi ses créations, le gorille Kong est sans doute la plus célèbre, aujourd’hui mondialement reconnue. Inspirée du mythique King Kong, symbole de puissance et de fragilité, Orlinski en propose une version contemporaine, géométrique et facettée, qui traduit à la fois la force et la sensibilité de l’animal. Le Kong d’Orlinski est une œuvre d'art qui apparaît pour la première fois au début des années 2010, mais c’est en 2016 que l’artiste crée sa version définitive, le «Wild Kong». Ce gorille, gueule ouverte et poings levés, martelant sa poitrine dans un geste triomphant, devient rapidement le totem de son univers artistique. Le Wild Kong incarne la dualité chère à Orlinski : une bête colossale et menaçante qui, pourtant, semble aussi protectrice et expressive, presque humaine.

Au fil des années, Wild Kong s’est décliné en une multitude de versions. L’artiste en propose de petits formats en résine, destinés aux collectionneurs, mais aussi des sculptures monumentales en aluminium ou en chrome, pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur. Ces œuvres impressionnantes, polies comme des miroirs, reflètent leur environnement et interagissent avec la lumière et le public. Chaque version, quelle que soit sa taille ou sa couleur, exprime la même tension entre force et émotion, entre animalité et modernité. Les petits formats, souvent en éditions de plusieurs milliers, constituent un point d’entré pour les collectionneurs, avec des prix aux environs de 500€. Les éditions limitées, 8 + 4 exemplaires, dont bien sûr beaucoup plus onéreuses. Il faut dans ce cas compter plus de 10 000€ pour un Kong de 70cm de haut. Retrouvez ici les œuvres de Richard Orlinski proposées chez Class Art Biarritz.
Les installations monumentales de Richard Orlinski ont largement contribué à sa notoriété. Dès les années 2010, il expose ses sculptures géantes dans les stations de ski de Courchevel et de Val-d’Isère, dans le cadre de l’exposition « L’Art au Sommet ». Au milieu de la neige et des paysages alpins, les Wild Kong rouges ou chromés contrastent avec la blancheur des cimes, créant un dialogue entre nature sauvage et art contemporain. Ces expositions en plein air marquent une étape importante : l’art d’Orlinski quitte les galeries pour s’installer dans des lieux de vie, au cœur du quotidien.

Dans la décennie suivante, les Wild Kong envahissent également les espaces urbains. En 2019 et 2021, plusieurs sculptures monumentales sont installées sur l’avenue George V et dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, face aux boutiques de luxe et aux grands hôtels. L’artiste transforme la capitale en véritable galerie à ciel ouvert, invitant les passants à croiser l’art au détour d’une rue. En 2025, un Wild Kong monumental est exposé à Carcassonne, sur le parvis du Prado de la Cité Médiévale, dans le cadre d’un parcours artistique public. D’autres sculptures ont également été présentées à Nice, Saint-Raphaël ou encore à Barcelone, où un Wild Kong rouge accroché à une façade d’immeuble a suscité un vif débat entre art et publicité.
Ce parcours illustre la démarche d’Orlinski : démocratiser l’art contemporain. En plaçant ses œuvres dans les rues, les stations de ski ou les lieux touristiques, il efface la barrière entre l’art et le public. Ses sculptures ne sont pas faites pour être regardées à distance, mais pour être vécues, approchées, photographiées, partagées. Wild Kong devient alors un symbole universel : celui de la puissance, de la liberté, mais aussi de la beauté de l’émotion brute.
Sur le plan esthétique, Richard Orlinski s’inscrit dans le mouvement néo-pop, héritier du pop art des années 1960. Comme Jeff Koons ou Takashi Murakami, il puise son inspiration dans la culture populaire, le cinéma, la bande dessinée et les icônes collectives. Son style mêle lignes anguleuses, surfaces polies et couleurs vives, dans une approche résolument contemporaine. Le néo-pop d’Orlinski est un art spectaculaire, immédiat et accessible : il célèbre la modernité, la technologie et la lumière, tout en portant un message émotionnel. Chez lui, le gorille n’est pas seulement un monstre mythique, mais une métaphore de l’homme moderne : fort, instinctif, mais toujours en quête de sens.

Aujourd’hui, Wild Kong est devenu une véritable icône de l’art contemporain français. Il résume à lui seul la philosophie de Richard Orlinski : « Transformer les pulsions négatives en émotions positives. » Qu’il domine les pistes de Courchevel ou les avenues parisiennes, qu’il soit rouge éclatant, argenté ou noir profond, le gorille d’Orlinski attire les regards et impose sa présence comme une figure à la fois pop et intemporelle. Entre art, performance et symbole collectif, Wild Kong s’est imposé comme l’un des grands manifestes visuels du XXIᵉ siècle : une œuvre monumentale, puissante et profondément humaine.
Richard Orlinski est rapidement devenu l’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde. Quandt au Kong, son succès international, sa symbolique puissante et ses versions monumentales en ont fait une pièce emblématique des ventes aux enchères. La plus chère jamais enregistrée concerne un Wild Kong monumental en inox poli miroir, mesurant environ 3,5 mètres de hauteur. Cette sculpture a été adjugée à 780 000 euros lors d’une vente à Bruxelles, établissant ainsi un record mondial pour un Kong vendu aux enchères.
Ce résultat confirme l’intérêt des collectionneurs pour les œuvres monumentales d’Orlinski, qui se distinguent par leur présence spectaculaire et leur finition impeccable. Les éditions plus petites, souvent en résine ou en aluminium, se vendent pour des montants bien inférieurs, généralement entre quelques milliers et quelques dizaines de milliers d’euros selon la taille et la couleur.
Par ailleurs, certaines ventes caritatives ont elles aussi atteint des montants remarquables. Lors d’un gala, un Wild Kong a été acquis pour 550 000 euros, témoignant de la valeur symbolique et émotionnelle que cette œuvre suscite auprès des amateurs d’art et des mécènes. Ces ventes records traduisent la capacité d’Orlinski à allier art contemporain et culture populaire, en créant des sculptures immédiatement reconnaissables qui séduisent un large public tout en s’imposant sur le marché international de l’art.
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