INVADER

Invader Invasion Kit #4 (2004)

Invader sérigraphie Sunset Glow (2017)

Invader Invasion Kit #11 « Blue » (2009)

Invader sérigraphie Warning Invader grise (2011)

Invader Invasion Kit #7 « Union Space », signé (2007)

Invader sérigraphie Home Moon (2010)

Invader Invasion Kit #14 « 3D Vision »
signé (2012)

Invader sérigraphie Rubik Kubrick I - Alex (2006)

Invader Invasion Kit #8 « Third Eye » (2008)

Invader Sérigraphie Aladdin Sane Orange (2014)

Invader Invasion Kit #1 Albinos (2002)

Invader Invasion Kit #12 Home (2009)


Invader guide d’invasion Mission Miami (2012) avec mosaïque unique
Invader guide d’invasion Mission Hollywood (2004) avec mosaïque unique

Invader Kit d’Invasion #10 « Paris » (2009)
BIOGRAPHIE
Invader est un artiste contemporain français, né en 1969, considéré aujourd'hui comme l'une des figures majeures du street art international. Diplômé de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il développe dès le début des années 1990 une démarche artistique entièrement consacrée à l'espace urbain. Depuis plus de vingt-cinq ans, il transforme les villes du monde entier en un immense terrain d'exposition à ciel ouvert grâce à ses célèbres mosaïques, les « Invaders », inspirées des premiers jeux vidéo, et en particulier de Space Invader. Son œuvre se situe à la croisée du street art, de l'art conceptuel, de la culture populaire et de l'archivage méthodique, faisant de lui un artiste à part dans le paysage de l'art contemporain.
Le pseudonyme « Invader » fait directement référence au célèbre jeu vidéo Space Invaders, créé par Taito en 1978 et devenu une véritable icône de la culture populaire des années 1980. Les petits extraterrestres pixelisés du jeu sont rapidement devenus la signature visuelle de l'artiste. En remplaçant les pixels numériques par de petits carreaux de mosaïque en pâte de verre, Invader transpose l'esthétique du jeu vidéo dans le monde réel. Ses œuvres apparaissent alors comme des personnages échappés de l'écran pour venir coloniser les façades des immeubles, les ponts, les tunnels, les stations de métro ou encore les monuments historiques.
Afin de préserver le mystère entourant sa personnalité, Invader a toujours choisi de conserver un anonymat quasi total. Lors de ses rares interviews, il apparaît systématiquement masqué et refuse de dévoiler son visage. Cette discrétion participe pleinement à la dimension artistique de son travail : l'attention doit rester concentrée sur les œuvres et sur l'invasion elle-même, plutôt que sur la personne qui les réalise. Ce choix renforce également le caractère clandestin de ses interventions, la plupart étant effectuées sans autorisation préalable.
Le concept d'« invasion » constitue le cœur même de son œuvre. Tout commence en 1996 lorsqu'il installe son premier Space Invader dans une rue de Paris, près de la place de la Bastille. Ce geste fondateur marque le début d'un projet artistique mondial qui se poursuit encore aujourd'hui. Pour Invader, chaque nouvelle ville visitée devient un territoire à conquérir artistiquement. Avant chaque intervention, l'artiste réalise un véritable travail de repérage, cartographie les lieux, sélectionne soigneusement les emplacements puis attribue à chaque mosaïque un numéro d'identification. Chaque œuvre est ensuite intégrée dans une base de données qui recense l'ensemble de ses invasions à travers le monde.
Contrairement à une idée reçue, les mosaïques d'Invader ne sont jamais installées au hasard. L'artiste choisit ses emplacements selon des critères esthétiques, historiques, architecturaux ou stratégiques. Certaines œuvres dialoguent directement avec le patrimoine environnant tandis que d'autres apparaissent dans des lieux inattendus, obligeant les passants à lever les yeux ou à explorer la ville différemment. Invader affectionne particulièrement les endroits très fréquentés où ses créations peuvent être découvertes quotidiennement par des milliers de personnes. Toutefois, il n'hésite pas non plus à intervenir dans des ruelles discrètes, sur des bâtiments industriels, sous des ponts ou dans des quartiers moins touristiques, transformant la recherche de ses mosaïques en véritable chasse au trésor urbaine.
Cette dimension ludique constitue l'une des grandes originalités de son travail. Très tôt, Invader a souhaité que le public participe activement à son œuvre. Les amateurs parcourent ainsi les villes à la recherche de ses mosaïques, échangent leurs découvertes et documentent les nouvelles invasions. En 2014, l'artiste renforce encore cette interaction avec le lancement de l'application mobile FlashInvaders, qui permet aux utilisateurs de photographier les mosaïques officielles afin de les « flasher » et d'accumuler des points. Plusieurs centaines de milliers de personnes utilisent aujourd'hui cette application, faisant de l'univers d'Invader l'un des projets artistiques participatifs les plus importants au monde.
Depuis 1996, Invader a réalisé plus de 4 000 mosaïques réparties dans près de quatre-vingts villes sur les cinq continents. Paris demeure naturellement la ville la plus densément envahie, mais ses créations sont également présentes à Londres, Rome, Barcelone, New York, Los Angeles, Miami, Tokyo, Hong Kong, Bangkok, Melbourne, Mexico, São Paulo ou encore Katmandou. L'artiste est également intervenu dans des lieux particulièrement symboliques tels que le Hollywood Sign, le panneau mythique d'Hollywood, ou encore sous la mer, où plusieurs mosaïques ont été installées sur des fonds marins. En 2012, il pousse même son projet au-delà de notre planète en envoyant une œuvre dans la stratosphère à bord d'un ballon météorologique, démontrant que l'invasion ne connaît aucune limite géographique.
Parallèlement à ses interventions urbaines, Invader développe depuis plus de vingt ans une production destinée aux galeries, musées et collectionneurs. Ces œuvres permettent de prolonger son univers tout en offrant aux amateurs la possibilité d'acquérir une création authentique de l'artiste.
Les sérigraphies
Invader édite sa première œuvre imprimée en 2001 sous le titre ALERT. Cette première édition est réalisée en impression Pantone traditionnelle, tandis que la quasi-totalité de ses publications ultérieures prendra la forme de sérigraphies de très haute qualité. Entre 2001 et 2021, l'artiste publie plus d'une cinquantaine d'éditions différentes, souvent inspirées de ses invasions, de personnages issus de la culture populaire ou de ses recherches autour du pixel. Les tirages, généralement limités entre 50 et 100 exemplaires, sont tous signés et numérotés à la main. Leur rareté et la forte demande des collectionneurs en font aujourd'hui des œuvres particulièrement recherchées sur le marché de l'art.
Les kits d'invasion
À partir de l'an 2000, Invader commercialise sur son site internet les célèbres Invasion Kits. Chaque kit contient une mosaïque préassemblée composée d'une centaine de carreaux, protégée dans un sachet antistatique et accompagnée d'instructions permettant à chacun de réaliser sa propre invasion. L'objectif est autant artistique que participatif : Invader souhaite offrir à tous la possibilité de prendre part à son projet mondial et d'installer un Space Invader chez soi, dans sa rue ou sur un bâtiment. Chaque kit porte d'ailleurs le message « Bonne invasion », devenu emblématique de cette démarche collaborative. Dix-huit kits différents ont été édités à ce jour. Produits en quantités limitées, ils figurent désormais parmi les œuvres les plus recherchées de l'artiste.
Les guides d'invasion
Les Invasion Guides constituent une autre facette essentielle de son travail. Plus que de simples livres, ils sont de véritables catalogues raisonnés de ses interventions urbaines. Chaque guide recense avec précision les mosaïques installées dans une ville donnée, accompagnées de photographies, de cartes et de commentaires. Invader a ainsi publié des guides consacrés à Paris, Londres, Ravenne, Rome, Hong Kong, Miami, Los Angeles et plusieurs autres destinations. Les tirages de tête, généralement limités à 25 ou 50 exemplaires, sont particulièrement prisés car ils comportent en couverture une véritable mosaïque réalisée à la main par l'artiste, rendant chaque exemplaire unique.
Les Alias
Les Alias représentent l'un des liens les plus directs entre l'espace public et le marché de l'art. Il s'agit de reproductions officielles de mosaïques effectivement installées dans les rues. Chaque Alias reprend fidèlement une invasion existante et est accompagné d'un certificat d'authenticité signé par l'artiste. Ils permettent ainsi aux collectionneurs de posséder une version officielle d'une œuvre visible dans l'espace urbain, tout en conservant son histoire et sa référence précise.
Les sculptures en Rubik's Cube
Invader est également l'inventeur du Rubikcubisme, une technique artistique utilisant le célèbre casse-tête inventé dans les années 1970 comme matériau de création. Les sculptures en Rubik's Cube sont constituées de plusieurs dizaines de cubes assemblés pour former des personnages inspirés de l'univers Space Invaders ou d'autres figures emblématiques de son travail. Ces œuvres témoignent de sa fascination constante pour le pixel, la géométrie et les systèmes modulaires.
Les fresques en Rubik's Cube
Le Rubikcubisme atteint toute son ampleur dans les monumentales fresques réalisées à partir de centaines, voire de milliers de Rubik's Cubes. Grâce à l'orientation précise des différentes faces colorées, Invader compose des portraits ou des images reconnaissables uniquement lorsqu'elles sont observées à une certaine distance. Cette technique lui permet de revisiter des œuvres majeures de l'histoire de l'art, des portraits de célébrités ou encore des références à la culture populaire, tout en poursuivant sa réflexion sur la notion de pixel et sur les liens entre image numérique et matière.
Aujourd'hui, Invader est considéré comme l'un des artistes urbains les plus influents de sa génération. Son œuvre est entrée dans de nombreuses collections publiques et privées, et ses créations sont régulièrement présentées dans les plus importantes foires et galeries internationales. La valeur de ses œuvres sur le marché de l'art n'a cessé de progresser au fil des années, portée par la rareté de certaines éditions, l'ampleur mondiale de son projet artistique et l'engouement constant des collectionneurs.
La Galerie Class Art Biarritz propose une sélection d'œuvres originales d'Invader, comprenant principalement des sérigraphies, des kits d'invasion, des guides d'invasion en tirage de tête ainsi que d'autres éditions recherchées. Ces œuvres permettent aux collectionneurs de retrouver l'univers unique de l'artiste tout en acquérant des pièces emblématiques de l'une des aventures artistiques les plus singulières de l'art contemporain.
Adjudication record, évolution de la cote d'Invader et volume annuel des ventes
Le marché d'Invader connaît une progression spectaculaire depuis une dizaine d'années, faisant de l'artiste l'un des street artistes français les plus recherchés par les collectionneurs internationaux. Si ses sérigraphies étaient encore accessibles pour quelques centaines ou quelques milliers d'euros au début des années 2010, l'ensemble de sa production a connu une forte revalorisation, portée par la rareté des œuvres, l'ampleur mondiale de son projet d'invasion et la reconnaissance croissante des institutions et des grandes maisons de ventes.
Son record mondial aux enchères est établi en octobre 2019 avec l'Alias TK_119, reproduction officielle d'une mosaïque installée à Tokyo représentant le personnage Astro Boy. Estimée entre 100 000 et 150 000 dollars, l'œuvre est adjugée 1,2 million de dollars, établissant le premier résultat à sept chiffres de l'artiste et confirmant son entrée parmi les artistes majeurs du marché de l'art contemporain.
Depuis ce record, la cote d'Invader s'est consolidée à un niveau élevé. Les Alias les plus rares se négocient régulièrement entre 100 000 € et plus de 500 000 €, tandis que les exemplaires emblématiques peuvent dépasser largement ces montants. Les sculptures et fresques en Rubik's Cube enregistrent également des adjudications importantes, tandis que les sérigraphies, kits d'invasion et guides en tirage de tête poursuivent une progression régulière sur le marché secondaire. Cette évolution est alimentée par une offre limitée, une demande internationale soutenue et un nombre croissant de collectionneurs souhaitant acquérir une œuvre d'un artiste dont la production demeure volontairement restreinte.
Le volume des transactions confirme cette dynamique. Chaque année, plusieurs centaines d'œuvres d'Invader sont proposées aux enchères dans le monde. Les bases de données spécialisées recensent généralement entre 300 et 500 lots vendus par an, selon les années et les catégories d'œuvres considérées (sérigraphies, Alias, Rubikcubismes, éditions et multiples). Ce niveau d'activité place Invader parmi les artistes contemporains français les plus liquides du marché, avec un taux de vente élevé et une présence régulière dans les catalogues de Christie's, Sotheby's, Phillips, Artcurial ou encore Bonhams. Les œuvres les plus rares suscitent fréquemment une forte concurrence entre enchérisseurs, les adjudications dépassant souvent largement les estimations initiales.
Les faux et l'authentification des œuvres d'Invader
Le succès international d'Invader s'est accompagné d'une forte augmentation des contrefaçons. L'artiste est aujourd'hui considéré comme l'un des street artistes contemporains les plus copiés, en particulier pour ses kits d'invasion, ses mosaïques et certaines de ses sérigraphies. La popularité de son travail, la simplicité apparente de son esthétique pixelisée et la hausse spectaculaire de sa cote ont favorisé l'apparition d'un nombre important de faux sur le marché secondaire. Selon plusieurs spécialistes du marché d'Invader, une part importante des kits proposés sur internet ou même dans les ventes aux enchères sont des contrefaçons, rendant indispensable une vérification rigoureuse de la provenance avant toute acquisition.
Les kits d'invasion constituent la catégorie la plus touchée. Commercialisés directement par l'artiste sur sa Space Shop à partir des années 2000, ils étaient initialement conçus pour permettre au public de participer à l'invasion. Leur valeur ayant fortement augmenté au fil des années, ils sont devenus la cible privilégiée des faussaires. L'absence de facture d'origine, d'emballage d'époque, de numéro cohérent ou d'une provenance clairement documentée doit immédiatement attirer l'attention de l'acheteur. Les spécialistes recommandent de privilégier des exemplaires accompagnés d'une facture de la Space Shop ou d'un certificat délivré par une galerie ayant officiellement représenté l'artiste.
Les Alias, qui sont les reproductions officielles des mosaïques installées dans l'espace public, sont systématiquement accompagnés d'un certificat d'authenticité émis par le studio de l'artiste. Cette documentation, associée à une provenance parfaitement établie, constitue aujourd'hui le principal moyen d'authentifier ces œuvres. À l'inverse, les mosaïques prétendument prélevées dans la rue sont particulièrement problématiques : lorsqu'elles sont authentiques, elles ont généralement été retirées sans l'autorisation de l'artiste et ne disposent d'aucune documentation officielle ; dans de très nombreux cas, il s'agit tout simplement de copies réalisées par des faussaires. Invader a d'ailleurs rappelé à plusieurs reprises que ses œuvres de rue sont destinées à rester dans l'espace public et ne sont pas conçues pour alimenter le marché de l'art.
L'authentification d'une œuvre d'Invader repose donc avant tout sur sa provenance. Les éléments les plus importants sont la facture d'origine, l'historique de propriété, les certificats d'authenticité, les documents d'acquisition ainsi que l'identification précise de l'édition concernée. Pour les œuvres les plus importantes, les collectionneurs ont également recours à des experts spécialisés ou directement au studio de l'artiste lorsque cela est possible. En raison du nombre particulièrement élevé de contrefaçons circulant sur le marché, une expertise préalable est aujourd'hui fortement recommandée avant toute acquisition significative.
Les œuvres les plus populaires d’Invader.
Rubik Mona Lisa (2005)
Parmi les créations les plus emblématiques d'Invader figure Rubik Mona Lisa, une réinterprétation de la célèbre Joconde de Léonard de Vinci réalisée à partir de plusieurs centaines de Rubik's Cubes. Cette œuvre illustre parfaitement le concept de Rubikcubisme, mouvement inventé par l'artiste, qui consiste à utiliser les six couleurs du célèbre casse-tête comme des pixels pour composer une image. Vue de près, la sculpture apparaît comme un assemblage abstrait de cubes colorés ; en prenant du recul, le visage de Mona Lisa devient immédiatement reconnaissable. Cette création est devenue l'une des œuvres les plus reproduites dans les publications consacrées à Invader et a largement contribué à faire connaître son travail au-delà du street art.
Les mosaïques Space Invaders de Paris (1996 – aujourd'hui)
Le premier Space Invader installé près de la place de la Bastille en 1996 marque le point de départ de l'une des plus importantes œuvres de street art jamais réalisées. Depuis cette première invasion, plus de 3500 mosaïques ont été posées dans les rues de Paris, transformant la capitale française en véritable musée à ciel ouvert. Certaines sont devenues de véritables icônes urbaines, recherchées quotidiennement par les amateurs grâce à l'application FlashInvaders. Cette série parisienne est aujourd'hui la plus célèbre de l'artiste et demeure la référence historique de son œuvre. Elle symbolise parfaitement son ambition de faire dialoguer l'art, l'architecture et la culture populaire en intégrant durablement ses créations au paysage urbain.
Rubik Bad Men (2007 – aujourd'hui)
La série Rubik Bad Men compte parmi les réalisations les plus célèbres d'Invader. À travers d'immenses portraits composés exclusivement de Rubik's Cubes, l'artiste représente des personnages ayant marqué l'histoire ou la culture populaire par leur côté sombre ou controversé. Parmi eux figurent notamment Scarface, Dark Vador, Joker, Carlos, Oussama Ben Laden ou encore Charles Manson. En transformant ces figures en images pixellisées, Invader interroge la manière dont les médias fabriquent des icônes contemporaines et brouille les frontières entre célébrité, mémoire collective et culture populaire. Présentée dans plusieurs expositions internationales, cette série est aujourd'hui considérée comme l'un des sommets de son travail autour du Rubikcubisme et figure parmi les œuvres les plus recherchées par les collectionneurs.
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